[carnet de bord]

Du 13 février au 24 mars 2019

Quelques semaines bien remplies hivernale. Réception livraison d'un Formosa 51 à Palma de Majorque. Séances de coaching propriétaire niveau 2 sur un classique de 31 pieds en méditerranée. Un conseil pré-transactionnel achat sur un Sun-Fast 39 et un conseil sur préparation / optimisation au grand Voyage d'un Catamaran Léopard 45.

​Convoyage d'un 43 pieds Wauquiez de Port Médoc à St Malo

Du 2 au 7 février 2019

Convoyage Fairlaine 36 Sedan Flybridge​ de Dénia Espagne à Bandol. 410 MN dans une jolie fenêtre météo hivernale pour un parcours côtier méditerranéen et une traversée du Golfe du Lion

Du 12 au 20 novembre 2018

Convoyage Dufour 310 Grand Large de la Rochelle à Lisbonne. 

Première impression en arrivant au ponton : le Dufour 310 parait énorme avec un franc bord très haut. Monté à bord, on voit que le bateau est très large, un peu dépouillé mais très beau... 

 

 

Du 27 octobre au 6 novembre 2018

Convoyage de "Solenn" JPK 10,80 de Malte la Valette à Marseille a l'issue de sa participation à la Rolex Middle Sea Race.  Le JPK c'est de la balle ! *
Conditions hostiles et la navigation ralentie pour cause de vents très fort, rafales 70 nds, Corse et Italie dévastés, de cette semaine en méditerranée > 

​Du 14 au 20 octobre 2018

Convoyage RM 10,50 du chantier Fora Marine de Porto à la Trinité /mer 

Du 5 septembre au 4 octobre 2018

3594 MN dans l'océan Indien depuis Bali jusque la Réunion sur un seul bord, 22 jours 15 heures. Pas une manille de cassé. Ma plus belle impression de cette course océanique, la houle du sud-est croisée avec celle du vent puissante à 30/35 nds de vent dont on comprends d'où elle vient, c'est à dire les hautes latitudes australes, le grand sud. Bateau Amel 52ft Meltem le numéro de série 7, année 1974 ........ 

Du 19 août au 26 août 2018

Seconde semaine Marseille / Marseille avec mon équipe de Suisses pour un coaching / formation niveau 3 FFVoile en vue de leurs futures navigations autour du monde.

Du 30 juillet au 9 août 2018

Convoyage Ballycastle, nord Irlande > Le Havre, 600 milles nautiques sur "Pleg mor" Plan Cornu de 1961 et de 41 pieds entièrement restauré au chantier Ventis à Enkhuizen , Pays Bas en 2016/2017. Bateau d'intérêt patrimonial Français . Pleg Mor a dessiné par l’architecte naval Eugène Cornu, en 1958.  et construit aux chantiers Jouët en 1959. De 1946 à 1958, le chantier Jouët

Du 3 au 7 juillet 2018

Visite conseil catamaran à Plymouth Millbrock UK...

Du 15 mai au 15 juin 2018

Retour d'expérience sur 2eme transat de la saison. Fort de France > Sao Miguel Acores > Cadix Catamaran Lagoon 39. navigation en quelques chiffres :
- 3 570 milles route fond parcourus via les Acores avec escale Sao Miguel 24h
- 23 jours en mer
- 12 nœuds : vitesse maxi
Moyenne :6,5 nds
1 dépression passée, 550 MN à l'ouest des Acores > 996 HP
Moyenne vent dans la dépression 50 nds, 55 nds rafales, plus fort vent enregistré 60 nds
3 jours dans l'anti-cyclone sans vent, 5 jours dans le mauvais temps 50 nds de vent.
2 équipements mer complet utilisé dans le gros mauvais.
10 heures de barre au plus fort
2 voiliers croisés au large en plein milieu de l'océan atlantique, bord à bord, un classique néerlandais, de 60 pieds Jonathan et un catamaran Foutaine Pajot 44
américain Sweetie

Du 5 au 8 mai 2018

Coaching niveau 1 / 2 FFV habitable à Martigues sur voilier 38 pieds Gibsea nouvellement acquis par ces propriétaires Aurèlie et Alexis.

" Dominique l'homme de la mer. Sur le bassin de Fos sur mer par une mer avec des rafales vents autour de 10 nds jusque 17 nds !  Merci a toi pour ta pédagogie et disponibilité, désormais nous allons pouvoir naviguer et nous amuser sur l'eau sereinement "

 

Du 3 au 27 avril 2018

Convoyage atlantique catamaran Foutaine Pajot. Helia 44 . Martinique / Pornichet

navigation en quelques chiffres :
- 3 860 milles route fond parcourus via les Acores sans escale
- 21,5 jours en mer
- 18 nœuds : vitesse max
2 dépressions passées, une à l'ouest des Acores 991 HP et Golfe Gascogne 993 HP.
Moyenne vent dans les dépressions 45/48 nds, 54 nds rafales un grain à 63 nds, plus fort vent enregistré
Pas de casse et une foule de petits détails à optimiser, sur ce bateau nouvellement acheté par son propriétaire.

Du 6 au 23 mars 2018

Convoyage, formation propriétaire. Des jours et des nuits. froid polaire même plus au sud... Humidité 100%. Les arrêts technique météo qui s'enchaînent. Dépressions atlantique sur dépressions, Gribs météo souvent dans les choux malgré les croisements de données et sources. Cela bouge vite. 1 dépression costaud non prévue météo dans le Gascogne 46 nds rafales mer forte, 5 mètres environ. Avec un 29 pieds cela fait... Cela faisait un bail que j avais pas été endrailler un tourmentin sur étai largable. Une cape courante pendant 4h au plus fort sous tourmentin seul GV arrise. Une navigation formatrice pour cette descente vers le sud en Espagne

Du 21 au 26 février 2018

Deux Journées formation / coaching propriétaire. Naviguer dans la brise 19/27 nds de vent. Comment naviguer et anticiper en navigation en solitaire, manœuvres port, préparer et adopter la voilure du temps, évaluation vent moyen, vent rafales, mesures de sécurité, prise de ris, mise en place étai largable, installation trinquette, les allures près, travers, petit et gd largue, vent arrière, notion de panne, naviguer au près en utilisant les rafales pour faire du cap, avoir un bateau confortable pour vivre a la mer tout en faisant de la route, tenir une allure portante dans la brise, empannages préparé, virement de bord en solo.  Avec Helene H . navigatrice / propriétaire. Voilier Feeling 30 pieds.

Nouveau module de formation. Appréhender la navigation en solitaire. Présentation > coach plaisance

 

Du 5 au 16 février 2018

Convoyage Nautitech 395 de Port St Louis du Rhône a Cadix via Gibraltar. Port Camargue / Cadix 800 MN, 5 jours et 20 heures par Gibraltar. L'enchainement que j'avais prévu en plan de navigation, routage météo était bon même si il m'a fallu partir avec un avis de mistral gd frais à coup de vent sur Golfe du Lion. Avec ce très bon cata ancienne génération, solide, marin, aux bonnes performances, sans trop de fardage ce fut assez facile avec en prime de jolis surf à 10 /11 nds sous  pilote Autohelm ST 7000 . 

Du 19 au 22 janvier 2018

Convoyage / prise en main nouveau propriétaire. Nauticat 33 El Dorado Port Camargue > St Tropez. Beau fifty bien construit le Nauticat 33. Un déplacement lourd qui a fait ses preuves, et nombreux sont ceux qui partent loin et longtemps avec. C'est un bateau pour se déplacer sur les mers .Très solidement construit et puissamment motorisé, c'est un bon et confortable bateau mixte auquel les voiles apportent un plus

29 Octobre au 1er Novembre 2017.

Convoyage prise en main de "Fred" Sun Odyssée 29,3 pieds

L'achat d'un nouveau bateau avec peu d'expérience est toujours un challenge et un questionnement. Se pose des questions de sécurité, de trajet, de navigation, de connaissances liée, de prise en main de son bateau, de diagnostic évaluation compétences. La question est en situation comment vais je réagir ?,  L'objectif est de faire et de se donner les moyens de l'accès à cette connaissance pour ne pas se mettre en danger et de facto aussi la vie des autres ainsi pouvoir s'ouvrir à de futures navigations à venir heureuses et maîtrisée,  en responsabilité pour soi et les amis embarqués et sans appréhensions. Ce fut donc un joli galop de 20 heures de Arcachon à la Rochelle. Le nouveau propriétaire fort de cette expérience et apprentissage continueras avec un ami de la Rochelle au golfe du Morbihan

Octobre 2017.

Convoyage bateau Lagoon 45  de Ajaccio à Porquerolles et convoyage, prise en main nouvelle unité , voilier Halberg Rassy 64 en atlantique.

Visite du chantier Outremer catamaran.

 

Du 5 au 20 septembre 2017 > Mission océanographique MIO  / CNRS

Skippage de Zeebreak un ketch de 12 mètres au cour d' une expédition scientifique organisée par des chercheurs du laboratoire M I O  (Méditerranée Institut Océanologie) de Marseille et l’association EXPE2M en partenariat avec AXA qui porte sur l'étude des polluants en méditerranée, notamment le mercure, ainsi que l'environnement marin en général. Cette mission comporte plusieurs types d'interventions, une action d'éducation à l'environnement marin avec des enfants de collèges de Marseille, navigations sur la bande littoral provençal, prélèvement en mer et analyse eau, plancton en mercure avec les chercheurs du laboratoire M I O (Méditerranée Institut Océanologie) de Marseille et l’association EXPE2M en partenariat avec AXA assurance sur l’expédition Mercury le long du littoral pour explorer et comprendre.

Ce projet de communication scientifique met l’accent sur les recherches actuelles menées sur le mercure, un élément trace métallique issu du milieu naturel et/ou de l’activité humaine qui soulève de nombreuses interrogations. Cette navigation sur un voilier de 12 mètres est également l’occasion de faire connaître les écosystèmes emblématiques et comprendre les enjeux sur la biodiversité du littoral méditerranéen auprès d'enfants de classe de collège et du grand public adulte sur des villes et iles du littoral entre Marseille et Villefranche sur mer. Conférences aux Embiez, à Porquerolles, Cannes, St Tropez, Villefranche sur Mer et vise aussi à échanger sur le milieu marin et communiquer sur une recherche scientifique participative pour mieux comprendre les effets des pollutions invisibles et les enjeux des écosystèmes marins. D’où vient le mercure (les principales sources) ? Depuis quand se trouve-t-il dans le milieu marin ? Comment affecte-la vie dans les océans ? Y a-t-il un risque pour notre société et notre santé? de santé publique?.

Du 18 juillet au 11 aout 2017

3 semaines bien chargées. D'abord la remise à l'eau de la "Comtesse" après son refit intégral d'hiver par mes soins. Comme un bateau neuf après 30 ans de navigations. 2 skippages clients et un coaching en méditerranée niveau 3 FFV, le  tout entre Corse et continent de la pétiole a 48 nds de mistral soutenu et enfin le convoyage d' un Halberg Rassy 39 " the twins" de Antibes a Olbia Nord Sardaigne 

Du 1 au 14 juillet 2017

Convoyage de Pleg Mor entre Enkhuizen ( Pays-Bas) et Inverness ( Ecosse ). 500 MN en Mer du Nord pour ce, plan Cornu de 11,30 mètres sortant de restauration complète du chantier Ventis au Pays bas . L'un des meilleurs chantiers bois de restauration de bateaux anciens et classiques en Europe > http://www.ventis.nl/

Du 21 au 29 mai 2017

Convoyage chantier Hanse 315 Pisa > Tropéa (détroit de Messine) Italie

Du 16 au 18 mai 2017

3 jours de chantier sur la " Comtesse " un joli dériveur lesté de 35 pieds de voyage, un Ni Quid Nimis du chantier Soubise, construction de ma cliente de 81 ans coque du chantier soubise et plan Etarn. En superbe état malgré ces 34 ans. Repose de la dérive, nettoyage et polisch de la coque, pose jupe Z - drive, changement hélice, antifouling, et démontage remise en route éolienne

DL

Du 12 au 16 mai 2017

Coaching / Formation propriétaire à partir de Villefranche-sur-Mer sur un alliage 41. Niveau 5 FFV > Qualification chef de bord > maîtrise de navigation côtière et hauturière de jour comme de nuit, naviguer de façon responsable et performante

Retour sur expérience "  de Jean Luc et Fabienne sur leur alliage 41" 5 jours c'est court et cela passe vite...Mais que de choses vues et revues, sécurité, motorisation, mouillage... et puis l'utilisation du gennaker son envoi, son réglage n'est plus un secret. Plaisir du vent portant, voiles en ciseaux avec le génois tangonné, soirées agréables a discuter et refaire le tour du monde. Merci Dominique pour ton professionnalisme, ta disponibilité, et ta sympathie

DL

Le 5 mai 2017

Convoyage en atlantique. Brest > La Rochelle.

Le soleil de ce départ avec 30 /35 nds de sud ouest tranchait avec l'arrivée humide du convoyage dans la pétole.

Un passage du raz de Sein comme une lettre a la poste pile a l'étale

Au petit matin la pointe de Penmarch est passé et le vent d'ouest à nord ouest ne me lâcheras plus, le spi monte a l'alentour de Belle Ile jusque a la nuit. Une facade atlantique et 280 MN rapide et plaisante, navigation de 41 h non stop jusque la Rochelle et à l'arrivée une jolie appréciation du client Jean Bernard " Certaines rencontres ne laissent pas indiffèrent. Un grand professionnel, plein de centres d'intérêts qui permet une discussion soutenue durant une traversée et un sens aigu de l'engagement pris ".

DL

Le 1 mai 2017

Convoyage en méditerranée. Marseille Port Leucate dans ce week-end férié avec Tamaris un Océanis 43. Après un départ  sans vent nous voila au près bon plein par un vent de sud de 10/12 nœuds, pour arriver  a Sète  à 03h30 dimanche matin… 

En effet les 45/48 nœuds annoncés par les fichiers météo dans les rafales et la GV a seulement 2 ris, nous invite à laisser passer la dépression de sud sur la journée du dimanche bien au chaud dans le port de Sète  et de rentrer a l'abri au port avant le gros de la tempête prévue en milieu de journée du dimanche.

Lundi matin le vent est passé au nord ouest. Des 6h30 je largue les amarres. La première partie du parcours au prés dans 20 à 25 nœuds vers le cap d'Agde est plutôt sympathique, malgré une mer assez formée.  Mais la houle Méditerranéenne, très courte, rapidement soulevée par le coup de Mistral naissant croisant la houle de sud restante rend la mer chaotique et sitôt l’île d' Agde atteinte le vent forci pour dépasser les 35 nœuds. Face à cette situation, une configuration de trois ris dans la grand-voile et un génois arisé devient indispensable pour être confort. Malheureusement la GV a 2 ris empêche cette configuration

Un seul moyen tirer a terre pour éviter les vents rafaleux de 45 nœuds

La remontée vers la terre pendant deux heures s’avérera chaotique malgré la GV déventée et deux claques a 47 nœuds Courants, rouleaux et déferlantes sont vraiment impressionnants dans cet zone entre le cap Leucate et le cap D'Agde

Je ne le dirais jamais assez une GV a 3 ris est indispensable pour naviguer tout temps avec un étai largable ou il est possible de gréer solent et/ou tourmentin….!

DL

Mars 2017.

Convoyage 60 Imoca "ancienne génération " Porto / Plymouth. 625 MN . 47 heures. 

Simple et robuste un 60 pieds finalement. Très bien sur le pont et à la manœuvre et…un peu moins bien à l’intérieur ... avec les chocs dans la mer dans une coque en carbone non vaigré, brut, les sifflements, ce qui fait que l'on est sur le qui vive H24 et toute cette technologie embarquée ...  Je me demande comment font les coureurs pendant plus de 100 jours .

Pour l'instant

toujours des grains jusqu'à 35 noeuds, toujours secoués... Je ne parle même pas de la brutalité des mouvements du bateau. je me  demande comment le pommier est encore debout.

Le train incessant de dépressions costaudes dans l'Atlantique Nord en cette fin d'hiver génère une mer dure et une houle non négligeable. Le problème est que les dépressions se suivent tellement que cela occasionne plusieurs trains de houles différents croisées , et tout cela s'entrechoque gentiment arrière , travers, devant. Encore une fois, avec le vent on peut toujours faire avec en adaptant la voilure, mais avec la mer il faut composer et c'est un peu elle qui dicte le cap que l'on peut suivre ou pas. Avec un  bateau rapide il n'est en effet pas question de prendre une mer dure trop de face, car même si les structures peuvent résister, les chocs sont tellement violents que c'est le bonhomme qui ne peut plus suivre.

Normalement, j'en ai pour 48 heures de ce régime un peu rude, avec même un renforcement et du refus vers l'ouest donc tout de vent portant, a travers  

Autant dire qu'avec ces vents de secteurs ouest bien chargés d'air polaire, la température en a pris un coup derrière les carreaux. Cette nuit je peut même franchement dire que je me les caille, et il y a intérêt à être "full battle dressed" avant de s'aventurer sur le pont. Heureusement, comme il y a peu de manœuvre de voiles, l'intérieur n'a pas encore été trop détrempé par le gennaker ruisselant que je vient de rentrer. Tant que le sac de couchage ne reste que humide et pas trempé, je peut dire que ça reste confort et parfaitement vivable.

D.L

Le 28 février 2017

Convoyage en méditerranée. 20 h pour traverser le golfe du Lion, Toulon > Argeles sur Mer 20 nds vent journée pour 30 nds nuit, Bavaria 47 " Cruiser. Retour, appréciation du client > Ayant été récemment opéré de l'épaule, j'ai eu la chance de trouver Dominique pour faire le convoyage de mon bateau et la navigation Toulon /  Argeles. Skipper très compétent. Vraiment professionnel et à l'écoute du propriétaire qui a su gérer un coup de vent imprévu dans le golfe du Lion. A recommander si vous voulez vous reposez sur un vrai bon skipper professionnel.

DL

Le 20 février 2017

'l'arche", goélette de 19 mètres. Casablanca / Santa Cruz de Tenerife. Canaries. Équipage Maria Isadora, la capitaine et son père Paolo. Les 2 perroquets, 2 chats, 1 chien ... 565 MN au large pour un coaching formation  perfectionnement skippage " conduite, manœuvres , sécurité, vie a bord "

Nous partons en fin d'après midi La soirée est superbe, nous sommes accompagnés par une douzaine de dauphins qui sautent à l’étrave.

J’aperçois une grande et belle tortue de mer.

Des monstres d’aciers qui ronronnent sur l’horizon tracent en brûlant leurs hectolitres de brut baigné du soleil couchant.

Nous longeons la côte, et au début de la nuit, nous partons vers le sud en traversant la zone de séparation du trafic. Il y a du passage, mais avec l’AIS, nous repérons biens les cargos. Le bateau marche bien au portant.

Les deux jours suivants seront plus durs, car une seconde houle arrive d’une autre direction, et croise les vagues. Le vent est monté 40 nœuds La surface de la mer devient un terrain chaotique, les vagues cognent le bateau par le travers, typique de la mer des Canaries. le 3eme jour le bateau avance vite, poussé par un vent qui oscille entre 15 et 30 nœuds toujours au portant.

Nous finirons dans la "pétole" calme plat. Arrivée après 3 jours et 18h de mer au bout des 565 milles de cette traversée.

DL

Le 19 janvier 2017

Les dieux n'ont pas dû m'entendre. Ils étaient là-haut bien au chaud dans un bouge enfumé à taper le carton et boire. Il y avait Zeus, Neptune, Éole et les autres. Je les entendais d'en-bas les gardiens du temple.
" Dans le temps on avait un bon boulot, du travail d'orfèvre; on en voyait un qui passait de temps en temps en toutes saisons, maintenant c'est une vraie passoire avec la " plaisance" et puis en hiver cela devient mort d'un coup, plus personne maintenant. Mais tu a vu il y a un petit con de mi-breton, mi normand en Méditerranée sur un 15 mètres qui veut jouer les héros. On lui envoie du 50 nœuds plus?".
Donc ce fut 54 nœuds au plus fort, force 9, vagues 7 mètres. Sous tourmentin seul pendant 4 heures, au tas 2 fois barres de flèche du mat presque à l'eau avec un bateau de 10 tonnes. Pilote débordé donc barre pendant 9 heures dans la dépression.

DL

Le 13 janvier 2017

Carnon / Almeria
Prise en main , Coaching. Perfectionnement manœuvres , sécurité et pilotage

Jean Luc, Brigitte , moi et leur joli bateau de voyage qu'il viennent d'acheter et qu'ils ramènent chez eux en Andalousie

11 jours d un coaching varié, et fort en couleurs et en moments. Le trajet ce fut don Carnon, Palamos, Barcelone, Minorque, Ibiza, Almeria plus deux jours dans la baie d'Almeria en formation manœuvres intensif.

Du soleil, du vent léger, deux coups de vent un brin sérieux, le premier ça pulsait à 30 nœuds dans la direction souhaitée, le second les étoiles n’apparaissaient plus. Les nuages plus noirs que la nuit qui apparaissent de tout bord, accompagnés de grains transformant la mer en un immense terrain de jeux dangereux et mouvementés avec des creux et déferlantes apparaissant à une vitesse incroyable.

Le temps de baisser la Grand voile au 3ème ris, de rouler le Génois, dérouler puis rouler la trinquette à 2 tours et une violente pluie/grêle s’abat sur nous avec un vent allant jusqu’à .......

Le bateau tapant, grinçant, on essaye de stabiliser l'ensemble. L’attente et l’attention, toujours.. Le métier à terre: prévoir l'improbable pour une fois en mer  vivre  l'aventure.

Ce fut complet.

DL

Le 13 décembre 2016

Dernier convoyage automnal /hivernal de l'année 2016

Six heure du mat, le réveil est dur, après le vol d'hier, un beau moment de tango, la dernière nuit à terre ...
Le Club Nautico de Porto est une marina en ville, Je n'ai pas de temps à perdre ce mardi matin, check du class 40 Akilaria RC 1, voilier de course au large de la class 40 que je doit convoyer à Toulon en solitaire par Gibraltar, les Baléares, avitaillement juste et livré, je largue les amarres à 18 h.
Je sors de la marina au moteur. La nuit s'annonce noire, vent établi à 30 nœuds, le ciel est sans étoiles et le Class fend de son étrave l'eau noire de la côte atlantique dans la nuit à 15 nœuds au portant.  Je m'éloigne vite de la terre à quelques milles, la longeant vers le sud dont les clameurs nocturnes commencent à s'estomper. 
La nuit devient plus laiteuse quand finalement l'océan nous accueille avec une houle toujours désordonnée.
Le vent orienté ouest à nord/ouest, les surfs commencent à s’enchaîner.
Je croise une multitudes de bouées, laissées par les pêcheurs, signalant des casiers qu'il
est préférable d'éviter.
Une longue navigation m'attend et il est important de ne pas trop accumuler de fatigue. Je cale le bateau sous pilote, alarmes en veille, vent, changement de cap, AIS émetteur /récepteur à 3 MN. Veille / sommeil pendant des cycles de 1h30.
Je descends donc dans cet intérieur rudimentaire mais fonctionnel de ce voilier de course au large et fais en sorte de me retrouver vite allongé sur ma banquette, un tube, des cordages de réglage, une toile, les yeux fermés. 
Tenter de dormir,... On a toujours beau essayer de se caler, les mouvements du bateau vous secouent continuellement, tantôt écrasé contre la paroi de la coque, tantôt propulsé dans la toile antiroulis, toile tendue le long de la banquette et qui transforme celle-ci en une sorte de lit de camp pour enfant.
J'ai un peu la sensation que mon corps est une pâte à pain dans un malaxeur.
On imagine souvent bien le romantisme du bruissement de l'eau sur la coque d'un voilier, une membrure qui grince, un cordage qui se plaint.
Mais le bruissement de l'eau est en fait un torrent sonore, il n'y a pas de bruits, il y a du vacarme, tout grince, claque, souffre, ronfle,... la coque brute sans vaigrage, les câbles électriques dans le mât, les voiles, le simple réchaud sur ses cardans,... Tout ce petit monde s'exprime en même temps.
Un récital chaotique qu'il faut pourtant bien apprivoiser... Je progresse vite, longe à quelques milles la côte découpée et sauvage du Portugal, cap vers le sud.
Au matin le ciel toujours encombré de nuages ne laisse pas filtrer le moindre rayon de soleil.
Pendant un quart de seconde je sens que quelque chose se produit du coté des éléments. Je m'habille...à la hâte... journée qui va au beau, la mer a grossi, vagues 4/5 mètres, je vais allonger les MN .
Nuit mouvementée le bateau part plusieurs fois au lof , Je sors dans le cockpit accueilli par une bouffée d'air frais et c'est comme un p'tit choc,...
La nuit est noire, noir foncé, opaque. Nous sommes dans un flacon d'encre de Chine agité par une main divine. Le liquide noir a tapissé toutes les parois de la fiole ne laissant passer plus aucune source de lumière.
Seuls repères, les feux de navigation qui donnent une faible lueur à la proue, à la poupe et en tête de mât de mon embarcation des ténèbres, éclairent vaguement un mètre en avant, un mètre en arrière.
Ce n'est pas cette nuit que je chanterai le "quantique des étoiles", Baden-Powell ne m'en voudra pas.
Les yeux s'habituant à l'obscurité permettent souvent de distinguer des choses que l'on ne pouvait voir quelques instants plus tôt, mais là il n'en est rien c'est le trou noir.
Cependant mon regard est attiré par le sillage du bateau...
Tout autour, la déchirure infligée par le Class 40 à l'océan est ...luminescente !
Il est là mon ciel étoilé, il n'est pas au-dessus de nos têtes, il est là à lécher les flancs du bateau.
Des millions de petites algues, excitées par les remous, provocant une réaction biochimique, créent cette lumière bleue/verte, de la bioluminescence.
C'est une féerie, c'est Noël, les embruns viennent ça et là, poser sur le pont des petits points lumineux qui suivent le flot d'évacuation vers la poupe. Parfois quelques-uns s'arrêtent, bloqués par une cadène ou un taquet et finissent par s'éteindre s'ils ne sont pas emportés par le flot suivant pour rejoindre les guirlandes magiques accrochées au bateau. Relèvement de ma position GPS et notre cap, noter la distance parcourue, la distance avant le prochain way point, notre vitesse surface et notre vitesse sur le fond, les voiles établies,... le boulot ordinaire. Je passe Gibraltar, le vent a molli sérieusement et je manœuvre pour ne rien perdre de temps. Je passe de longs moments à la barre avec beaucoup de plaisir Si on ne peux pas rivaliser en endurance avec le pilote automatique, on peut par contre, par observation, anticiper et donc réduire l'amplitude des mouvements parasites du bateau.
Si on ne fait pas d'erreurs, on augmente ainsi sensiblement la vitesse tout en faisant des économies d'électricité, le pilote étant le plus énergivore des instruments du bord.
La nuit est aussi noire que la précédente, pas une étoile dans le ciel, une voie lactée dans notre sillage.
Cela fait plus de 24 heures que je croise nombre de navires. Le signal AIS se déclenche sans arrêt 
La veille se résume à surveiller à la table à carte, l'écran et ses signalisations AIS émises par d'éventuels navires et faire régulièrement un tour d'horizon pour apercevoir dans la nuit les feux de ces même navires ou de navires qui ne seraient pas équipés du fameux émetteur AIS, veiller à la bonne marche du bateau, du réglage de ses voiles, du maintien de son cap.
Les jours/nuits passant c'est dur de ne pas s'endormir alors qu il faut gérer et autres bateaux et réglages. Je reste debout dans la descente, abrité par la capote de roof. Régulièrement je sors la tête au-dessus de la capote pour effectuer un tour d'horizon avec une meilleure visibilité, l'air froid et humide m'agresse alors le visage que je préférerais enfouir dans mon oreiller.
Je remonte la méditerranée Alicante/ Ibiza/ Palma le vent diminue un peu, mais surtout la houle devient plus belle, moins haute et mieux organisée. Vent d'est-sud/est, je barre concentré sur la descente d'une vague pour prolonger le surf au maximum. J'entends un gros plouf sur notre bâbord, j'aperçois dans les flots la forme et les couleurs typiques d'un dauphin commun, un dos sombre, un ventre clair et une large tache thoracique jaunâtre.
Il n'est pas venu tout seul, ils sont assez nombreux mais impossible de les compter.
Ils vont accompagner une demi-heure le Class l'encadrant à droite, à gauche, jouant à se doubler, faisant de petits sauts, venant se croiser juste devant l'étrave, rapides et habiles.
Un spectacle exaltant de ces mammifères qui ont toujours eu un impact émotionnel particulier sur l'homme.
Un spectacle d'une beauté hypnotisante comme la nature peut nous en faire la surprise si on prend le temps de l'observer.
Sous le vent de Palma le vent est léger puis se renforce, passe à l'est puis au sud/est puis a nouveau à l 'est. 250 MN en 24 h . Très bon timing! 
Le Class 40 file bon train à plus de 9,5 nœuds, surfant la houle.

Je suis enfin dans la rade de Toulon. Porto / Toulon 1340 MN route fond. 7 jours 14 h , 9,5 nœuds de moyenne. J'ai 36 à 48 heures d'avance sur mon prévisionnel... ! Bons augures... présage...
La nuit sera calme et méritée. D.L 

Le 15 octobre 2016

Intervention chantier maintenance sur "la Comtesse" Démontage et refit dérive, reconditionnement descente,  pose  protection descente, peinture de pont, démontage nettoyage accastillage,  peinture de coque.  8 jours de chantier, le reste en avril 2017. D.L

Le 3 septembre 2016

Petites touches d'ambiances d'été au skippage en Méditerranée. Se transporter par la voie des mers d'un point du globe à un autre endroit redonne toute sa dimension au voyage. A l'heure où la plupart des pays sont accessibles à quelques heures d'avion, il faut parfois savoir se déplacer en bateau (ou à pied, à cheval, à vélo ...) pour retrouver une lenteur permettant au voyageur de s'immerger dans une autre temporalité, et de rompre pour de bon avec son quotidien. Dans cette approche (et le mot doit être perçu dans toutes ses acceptions), la destination n'est plus un tout ni un absolu, le transport est partie intégrante du voyage, de la découverte, du bonheur. D.L

Le 20 juillet 2016

Rencontre avec une grande dame remarquable

Reception à Fos sur mer  sur barge cargo arrivant des US d'un joli dériveur intégral de 11 m d'une propriétaire exceptionnelle et convoyage sur Hyéres. Une nuit de toute beauté de mer et une rencontre humaine magnifique. D.L

ECONAV pour un bateau responsable 

L’éconavigation consiste à mettre en œuvre de bonnes pratiques respectueuses de l’environnement et des hommes et économiquement viables dans les activités maritimes et fluviales. L’éconavigation prend en compte le navire et son écosystème

En 2007, des acteurs travaillant dans les secteurs maritime et fluvial et œuvrant pour le développement d’une conscience écologique dans leur activité se sont rassemblés lors d’un colloque à Douarnenez « Les Rendez-vous de l’éco-navigation ». Lors de ce colloque tous ont manifesté l’envie de se retrouver au sein d’une structure pour rassembler les synergies et être force de proposition dans des instances nationales.

Fondé par la Fondation Nicolas Hulot, l’Agence des Aires Marines Protégées et l’association De Navigation (dissolution en 2012), le réseau EcoNav est lancé médiatiquement en 2008 lors des fêtes maritimes bretonnes et créé en 2009 sous forme associative au salon nautique de Paris.

EcoNav fédère un réseau d’acteurs de 80 professionnels – entreprises, organismes de recherche et de formation,  collectivités, associations et particuliers – impliqués dans le développement durable des activités maritimes et fluviales.

Ce réseau s’engage à promouvoir les innovations techniques et sociales et les bonnes pratiques, conseille les parties prenantes et pilote des actions pour faire de l’éconavigation le fondement de la navigation de demain.

Par le rassemblement des acteurs œuvrant à la réduction des impacts environnementaux et à la diminution de l’utilisation des énergies fossiles dans le domaine des activités maritimes terrestres, fluviales et marines, l’association a pour objet le développement de l’éconavigation et d’activités connexes.

 Pour y parvenir, elle intervient notamment dans :

 - la promotion, la formation et la sensibilisation

-  la recherche & développement en collaboration avec les Pôles Mer

-  les normes et réglementations

-  des opérations avec les collectivités territoriales et les pouvoirs publics

-  la défense des activités concernant l’éconavigation

-  la défense de ses membres

-  La mise en réseaux des structures européennes compétentes du secteur

 En se concentrant sur les thématiques générales suivantes :

-  construction des bateaux : choix des matériaux, produits et équipements, alternatives aux énergies fossiles

-  usages en mer et à terre : sobriété énergétique, gestion des déchets et co-utilisation de matériels, équipements et territoires maritimes

-  les services et infrastructures portuaires ainsi que la déconstruction : valorisation par le recyclage et la réutilisation.

L'atelier itinerant de service plaisance adhére au réseau.

Lien > http://www.econav.org/

DL

le 14 juillet 2O16 

En double sur la route atlantique

De Porto à Arzal. 650 MN sur cette route entre méditerranée et atlantique.

Mishima dans « Le Pavillon d’Or » : " …Ce qui donne un sens à notre comportement à l’égard de la vie est la fidélité à un certain instant et notre effort pour éterniser cet instant… " En termes géographiques, il y a des endroits où les éléments s'épousent, où l'eau rencontre la roche, où la lumière féconde la mer, où le vent siffle dans les arbres, pins, eucalyptus. Les rivages du cap Finistère comme les rives de la Vilaine jusque au parois des Calanques marseillaise appartiennent à ces hauts-lieux là. En termes du " double" il s'agissait de préparer l'avenir c'est à dire que fonder le présent. Du présent à mettre en ordre et à permettre. Ma plus belle image . la dernière nuit dans le golfe de Gascogne au portant avec 20 nœuds de vent entouré de dauphins dans un nombre incroyable . Fuseaux aux sillages lumineux du plancton dans la mer argentée. DL

Rapport de mer
Dimanche 26 juin à 9 UTC le Cross Corsen pointe de Bretagne diffuse sur le 16 un avis de demande aide et secours à un voilier de 11m avec 4 occupant (e) s à bord...

Je suis à 10 MN de la position communiquée du voilier qui se situe sous le vent de l'ile de Batz
Apres avoir constaté que personne , strictement personne... ! ne répond à la demande secours sur zone , je prends le combiné de la VHF et propose de me dérouter pour porter assistance en tant que chef de bord du bateau que je convoie depuis Lisbonne.
Le "Tigre" est depuis la veille ! pris dans une série de cordages et corps morts usagés jeté entre 2 eaux et accroché au fond , Arbre d hélice, hélice coincée, aucune possibilité de se dégager , mouillage mis mais dérivant lentement vers les rochers de l'Ile de Batz
Lorsque j'arrive sur zone 2 heures plus tard une série incalculable de bateaux (c'est dimanche) mais aucun qui n'a porté assistance malgré les appels visuels des occupants du voilier et l'appel du Cross Corsen que bien d'autres ont reçus.
Il nous aura fallu 2 H . Plongée équipé dans un courant de 1,5nds pour couper l'ensemble, dégagement du navire par un remorquage dangereux du secteur rocheux et remorquage au port de Rooscof proche
SNCM absente mais je les comprends puisque des procès sont en cours fait par des plaisanciers estimant que le service rendu lors de sauvetages n’était pas a la hauteur de la prestation SNCN ..! on aura tout vu...!
Je regrette que la mer prés de côtes devienne un parc de loisirs et d’attraction ou l'on retrouve Individualisme , disparition de la solidarité marine qui va avec l' appauvrissement des connaissances et des apprentissages par suffisance et manque d'humilité, perte de sens, manque de perception que la solidarité de mer est une valeur. Dans mon rapport de mer au Cross je l'ai mentionné.

Lien > http://dansetavie.wix.com/unavenirpourlaterre#!blank/zmlsl

28 juin 2016

L'appel du large

Dans la série les fous de vent la derniere nuit avant l'arrivée dans la baie de Seine de ces 9 jours de mer entre Lisbonne et le Havre aura été de toute beauté; Avionnage toute la nuit 12 , 14, 15 noeuds ... ! Planages sur Cure et U2. 2 traits de lumière phosphorescents du plancton découpé par les safrans, dans le sillage et dans l'obscurité. Une apparition fantasmagorique de la lune. Grains enormes. A fond au portant tout dessus. Ile de Bazt , cap de la Hague en passant à l ouest des Casquets en une marée à peine !, record battu ! Magique nuit de mer ! qui me fait penser à Beaudelaire

"Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir, coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !"
.........
Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal. D.L

l'esprit loft sur deux coques

Du 18 juin à début juillet l'atelier intinérant service plaisance  prend la clef du large pour convoyer un Nautitech 395 de Lisbonne au Havre. Encore du vent et des embruns. Vous pouvez me joindre par télèphone en lien sur ce site à la page contact. D.L

 

 

Croisiére thématique naturaliste N/O Ecosse , Iles Hébrides 

Je vais skipper sur un projet de co navigation en direction Nord-Ouest Ecosse; îles Hébrides. 20 août / 2 septembre 2016 hors des sentiers battus (1000 MN A/R depuis St Malo) sur un OVNI 455 dériveur intégral en aluminium, voilier de grand voyage de 15 mètres, équipé pour le grand large qui conjugue sécurité, performance par petit temps et très bon comportement par mer formée. 4 cabines double, très grand confort, y compris eau chaude sous pression pour douches. La zone géographique "Inner Hébrides" offre une grande diversité d’espaces maritimes et terrestres. Elle permet de naviguer pratiquement quelques soient les conditions météorologiques et les attentes de l’équipage : navigations paisibles à l’abri des îles (Mull, Luing, Skye…) ou dans de nombreux lochs (Sunart, Linnhe,…)

Le voilier avec son annexe motorisée seront le moyen idéal pour partir à la découverte de ces îles originales. Navigations pour observer le milieu naturel marin et côtier, photographier requins pélerins, baleines de Mincke, macareux, phoques. Longue journée 4h de nuit en été. Cette navigation convient à des particuliers, des amis constitué en groupe curieux d’embarquer, de découvrir, d’apprendre. Pour des personnes intéressés aux questions d’environnement maritime, ayant envie d’aller à la rencontre d’autres cultures, de la vie animale marine dans un environnement sauvage, à la faune et à la flore préservée. un litoral unique.

La navigation est constituée de 2 parties non divisable; 1 semaine de mer A/R au départ de St Malo (traversée Manche et remontée mer celtique, mer d'Irlande avec escale possible aux îles Scilly, retour) et 1 semaine sur site. Il sera proposé sur la base du volontariat un "skipper jour" qui essaiera de gérer le voilier, la navigation en accompagnement du skipper qualifié. Il n'y a pas d'obligation pour ceux qui ne le souhaitent pas et veulent prendre du repos avant tout, le skipage assure la navigation et la logistique mer/terre. La participation de partage de frais, comprend la location du voilier, l'assurance, la caution et le rachat franchise assurance, le skipage. Ne comprend pas la caisse de bord de 30 € jour ( 3 repas jour, Gasoil et autres carburant, frais de port). 8 personnes sont acceuillis a bord. Il reste des places. Me contacter pour que je fasse le lien avec l'armateur de la croisiére. ce programme a obtenu le soutien et le partenariat de l'association Participe Futur dont dont l’objectif est de favoriser la découverte et l'étude de l'environnement dans un souci de protection et de conservation durable du milieu naturel marin > lien http://participefutur.org/. D.L

 

 

Plus la route s'allonge

Plus la route s'allonge de milles nautiques, plus ce que je connais me semble à la fois une immense chance d’être ici, sur l'océan, avec le silence, l'espace, la solitude. Dans la vie à terre dans le contexte urbain, les heures, les minutes nous échappe. En mer cette extraordinaire notion du non temps qui défile fait que le temps se calme. Je suis libre parce que mes jours et mes nuits le sont. Je ne subit le diktat de personne et ne désire pas plus que j’éprouve. Je vis en harmonie avec la nature, comme en cabane au milieu de la montagne.

27 mai 2016

Convoyage Dunkerque / St Malo un petit galop de 50 h. Une alternance de grisaille, de vert émeraude, de bleus et de couleurs flamboyantes. Un long surf de 300 MN avec pour alternance gennaker et spi asymétrique et de belles pointe de vitesse à 12 nds. Un orage énorme dans le calme plat,mais grandiose à l' arrivée sur St Malo avant la nuit. D.L.


 

Du vent, des embruns.

"À quoi servent les coureurs de la Mini-Transat dans la société déprimée d'aujourd'hui ? » s’interrogeait Benoit Marie la veille du départ d'une mini transat 6,50.

On voudrait lui répondre que notre temps a besoin de ces filles et de ces garçons prêts à tout sacrifier pour leur rêve. Les athlètes de la « Mini » prennent des risques dans un monde qui a érigé le principe de précaution en valeur suprême.

Ils promeuvent « l'esprit d'aventure » contre « l'esprit de commodité » pour reprendre l'expression de l'écrivain de marine Patrice Franceschi. Ils sont des conquérants de l'inutile dans un siècle prostitué à l'utile. Ils ouvrent grand les fenêtres d'une époque normale, la vivifient d'embruns, la fouettent de rafales.

On voudrait lui, répondre tout cela, mais il est déjà trop loin".
Sylvain Tesson, Figaro du 2 Décembre 2013.

 

10 mai 2016
Donc ça y est! Fini!! Le 643 est amarré au ponton du Havre.

De la Turballe 550 MN de convoyage, route fond à la suite des 850 MN Meililla / Galice en 36" pour renouer avec mes anciens (et toujours et même pas jeunes) amours pour cette classe mini. Du mou au départ de la Turballe, un grand bord de reaching de Belle-Ile à Penmarch. Une tentative de passer Raz de Sein et chenal du Four dans la même marée. Je sais, gonflé le mec ! Echec et mat ! Malgré mon passage de Sein en tout début de marée voir étale et mon bon départ dans le four accroché derrière un Figaro 2. Mais un Figaro 2 qui m'a mis 2 bords à la sortie et refoulé par le courant sur Camaret pour moi pendant que lui s'envolait vers la Cornouailles anglaise. Puis du prés et du prés en veux-tu en voilà, plein pif pendant toute la remontée de la Manche. Bref que du bonheur d’être sur l'eau. Vu peu de bateaux, juste une voile au sortir des Casquets, pendant ce week-end de 4 jours... Par contre Camaret blindé, à croire que les nouvelles formes de navigations se font au ponton...

Maintenant y a plus qu'à enchaîner, chaud comme un gâteau. DL.

30 avril 2016
Fin de convoyage du 36 en Galice.

Transfert pour Nantes / la Turballe le 2 Mai et j'enchaine par le Mini transat 643, la Turballe / le Havre. départ le 4 mai.

Retour en med vers le 11/12 mai. DL.

25 avril 2016
Cap sur la Bretagne.
Fini la méditerranée, s’engouffrer dans Gibraltar pour ensuite longer le long du Portugal et de l’Espagne les carcasses métalliques aux cales remplies de Made in China !

La houle atlantique que j'aime tant qui enfle, le vent du Nord qui ronronne l'âpres midi. Pétole, puis 1 ris puis 2 ris, puis 3 quelque fois, puis prendre des tours génois ou solent, puis tout défaire et recommencer quelques heures plus tard. Pas le temps de chômer....

Avec le courant de 1 nds contre que j'aime moins quand il s'agit de remonter. Belle balade sur un joli bateau qui avance pour peu qu’il y ait du vent.

La vie en mer en convoyage, contrairement à la course au large, est toute autre. Le pilote est à poste 20h/24h, la cambuse est agrémentée d’une poêle, d’une casserole, de légumes et fruits frais, de petits plats que l'on cherche à faire,

de poisson tout frais pêché au four en papillote, d’une cafetière, oh combien réjouissante…. mmhh l’odeur du café frais au réveil ! Le tout accompagné de livres en tout genre, de musique que ces journées et nuits de quart me laissent à loisir le temps d’apprécier. C’est une autre manière d’aborder la mer et le large, différente encore de la croisière, où l’on flâne de mouillage en port. des milles instructifs encore! DL.

17 avril 2016
Impermanent détroit de Gibraltar.

La Méditerranée nous prend, nous emmène vers l'Atlantique, happés par un soir de printemps, on pénètre avec violence et quiétude dans cet espace clos. D'abord grand voile 3 ris avec Génois roulé 8 tours au départ pour une arrivée Grand voile à 1 ris, génois entier.
Passage magique, portes mythiques, peurs des marins d'autres fois la où la terre prenait fin. Abstraction faite du moteur lancinant qui peine à nous propulser, le décor est somptueux.
Le trait d’union entre l'Afrique et l'Europe est si mince, une porte de 8 milles, qu'on relierait presque les deux continents avec les bras.

Pour mieux vivre cet instant de grâce, sur la fin, avant La Linea, on glisse sur l'eau plate.

Sentir cette mer lisse, miroitante, ce calme absolu en mer, toujours brinquebalés par un résidu de houle. Le soleil tombe, la nuit approche, on apprécie. Et puis moteur, ça tourne… 5 nds !

Il est 22 h, on est ammaré à La Linea pour une escale technique gréement de quelques heures. Départ prévu ce soir pour la Galice. DL.

26 janvier 2016
Force 8 en traversée de la Manche. Formation skipper / propriétaire à la navigation par gros temps.

Départ 10 heures du matin Grand voile ferlée à un puis deux ris, petit solent sur étai largable à l'avant, surf à 16/17 nœuds au portant, le courant poussant vers le Nord ouest, le pilote n’a pas de difficulté à maintenir le bateau sur un cap en direction de la Cornouaille anglaise. Vers midi, le vent fraîchit sérieusement, force 6/7. La houle croisée du large rend la situation inconfortable. En tout début de nuit, la situation devient sérieuse 43 nœuds à l’anémomètre 52 dans les rafales. Je ne sais que trop bien que, la nuit tout parait surdimensionné, mais, une certitude, cela souffle fort...Minuit, j’aperçois le halo du phare du cap Lizzard. L'équipage est malade depuis la fin du jour, la peur... L'appréhension... Je me fait un solo. Cela m’apparaît évident maintenant, le vent est établi à 45/50 nœuds de sud-ouest. Il y a une heure je suis allé prendre le 3eme ris,seul, les bons gestes inscrits dans la mémoire du corps, précision, rapidité , anticipation. Moins de une minute pour que ce 3ème soit en place, nickel, aucun cafouillage. Afin d’économiser la batterie du pilote qui a du mal à gérer la mer croisée, je barre, 13 nœuds de moyenne. Cela m’amuse de penser que, si cela dure un peu, je serais en Irlande dans 20 heures ! Ce qui m’inquiète, c’est que le vent semble continuer à fraîchir, surtout pour l'équipage qui a passé un petit peu le cap du mal de mer. Deux heures du matin à la renverse, la mer devient mauvaise, hachée, violente et déferlante. Par trois fois, des vagues vicieuses couchent le bateau , bôme dans l'eau remplissent le cockpit. Pourtant correctement amarrée, la bouée fer à cheval s’envole. C’est le déclic : « Basta, cela commence à bien faire ». Je me décide à aller prendre le ris dans le petit solent, harnais accroché avec deux sangles , bataillant sur la plage avant.Pendant cette nuit traversée du rail montant et descendant une dizaine de cargos, porte-containers et autres chimiquiers me croisent, le nez dans la plume. Plusieurs mastodontes aussi, chargés de containers. Dans la mouscaille, la visibilité reste faible. Je m’astreins à une veille régulière, à l’abri de la casquette cockpit, mais il m’est impossible de regarder au vent tant les embruns mitraillent ! La mer a grossi. Les vagues font sans doute 8, 9 mètres, difficile de le dire. En tout cas, leurs crêtes volent à l’horizontale. De temps à autre, un choc violent frappe le bordé au vent, vibrations des haubans. anémomètre toujours bloqué autour des 50 nœuds, les crêtes des vagues sont arrachées, les embruns volent en permanence à l’horizontale. Dans les surventes, le sifflement est incroyable, lancinant.Trois heures du matin j’ai pris mes marques, tentative de prise de barre par l'équipage vite débordé, je reprends, en alternance pilote, barre . Il me semble que le vent tourne légèrement vers l’ouest. Quatre heures du matin approche de la cote, Falmouth le vent mollit un peu, la mer se calme, enfin tout cela est relatif, il n’y a sans doute plus que 34 à 40 nœuds dans les rafales. L'équipage barre. Que du bonheur ! Cinq heures du matin. Falmouth. Bateau amarré dans la marina non sans difficultés pour faire la manœuvre amarrage au moteur avec un vent à plus de 25/30 nœuds dans la marina.En consultant ultérieurement les relevés météo établis après mesures , j’ai découvert que ceux ci indiquaient sur Manche Ouest Vent force 8 à 9 de sud-ouest- 50 à 55 nœuds - 65 nœuds sous grains et rafales. Et que la bouée des Scilly a enregistré « vent moyen de 48 nœuds et des pointes à 65 noeuds. ». Le même jour un cargo de 123 mètres s'est couché au large de la Rochelle !.C’est une autre manière d’aborder la mer et le large, en formation des autres. Navigation différente encore du convoyage. Des milles instructifs , des milles utiles pour la suite de mon programme en Class’ 40. DL

© 2017 by Dominique Lissillour. 

N° Siret : 834755951 00011. Micro entreprise de travail et services maritime 

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Crédits photos: : Mes remerciements aux contributeurs  photographique

 

 

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